Premier bilan pour le Plan d’Action Départemental de Restauration de la Sécurité au Quotidien en Charente-Maritime. Mercredi à La Rochelle, les autorités préfectorales et judiciaires, avec les forces de l’ordre, ont présenté les résultats du dispositif, un an après son déploiement dans le département. Ils sont positifs, concluant à une action renforcée des moyens mis à disposition pour lutter encore plus efficacement contre la délinquance.
Si le département suit les tendances nationales avec une baisse des atteintes aux biens, mais une hausse des violences aux personnes et des infractions liées aux stupéfiants, la Charente-Maritime se distingue toutefois par des taux d’élucidation supérieurs à la moyenne nationale.
En 2025, la mobilisation s’est intensifiée. Les saisies de stupéfiants ont augmenté ; un escadron départemental de contrôle des flux a été créé ; et la stratégie vise désormais aussi les profits criminels. La protection des mineurs a également été renforcée, avec notamment la création d’une unité d’accueil pédiatrique pour les enfants en danger.
Côté cambriolages, ils sont en net recul, appuyés par de nouveaux moyens comme l’usage de drones et des partenariats renforcés.
La présence des forces de l’ordre sur la voie publique a été accrue, notamment aux abords des établissements scolaires, dans les transports et les centres-villes. Notons que les stationnements illicites et certaines formes d’incivilités sont en baisse.
Un an après son lancement, le Plan d’Action Départemental de Restauration de la Sécurité au Quotidien entre dans sa phase de consolidation en Charente-Maritime. Pour 2026, l’État annonce une action renforcée, avec la création d’une nouvelle brigade, une meilleure coopération, et la mise en place de la suspension administrative du permis en cas d’usage du téléphone au volant.
À noter également que les mesures contre l’installation illégale des gens du voyage ont été renforcées. L’an dernier, 23 ordonnances pénales délictuelles ont été dressées, contre zéro en 2024.