La lutte contre le narcotrafic et la fraude reste une priorité en Charente-Maritime. Au début du mois, une vaste opération a mobilisé les services de l’État, dans l’Agglomération de La Rochelle. Elle a donné lieu à plusieurs interpellations et à une saisie importante de produits stupéfiants et d’argent liquide.
C’était le 6 février dernier : une opération d’envergure a été menée sous l’égide du Comité Opérationnel Départemental Anti-Fraude, ou CODAF, en partenariat avec le Procureur de La Rochelle et le Préfet. Cette action coordonnée, baptisée ACIER pour Action Coordonnée à Impact Exceptionnel et Répressif, a mobilisé plus de 40 policiers, ainsi que les services de l’État, de l’URSSAF et des Impôts. Dans six établissements commerciaux contrôlés à La Rochelle et Puilboreau, les autorités ont relevé plusieurs manquements : deux procédures pour blanchiment, après la découverte d’importantes sommes d’argent liquide dans deux restaurants ; une procédure pour travail dissimulé et emploi d’étrangers sans titre dans une entreprise de services ; et des manquements aux normes d’hygiène.
Dans le même temps, la Police nationale menait des contrôles sur la voie publique dans le quartier rochelais de Mireuil, avec à la clé 7 interpellations, dont 5 pour trafics de stupéfiants. Les perquisitions ont permis de saisir 4 kilos de résine de cannabis, 1,7 kilo d’héroïne, 100 grammes de cocaïne, plus de 144 000 euros en numéraire, trois armes et un véhicule volé.
Cette action s’inscrit dans une stratégie continue et méthodique de lutte contre le narcotrafic en Charente-Maritime : désorganiser les réseaux, tarir leurs financements et protéger la population et les salariés contre toute forme de fraude.
L’État rappelle, je cite, « qu’aucun territoire ne sera abandonné aux trafiquants », et que la mobilisation reste totale. D’ailleurs, c’est dans cet esprit que doit être présenté aujourd’hui le bilan du Plan départemental de restauration de la sécurité au quotidien lancé l’an dernier pour agir concrètement contre la délinquance.