En Charente-Maritime, le syndicat Eau 17 accélère le développement de filières agricoles plus durables pour protéger la ressource en eau. Après le soja et le miscanthus, place désormais au chanvre. Un programme d’accompagnement technique et financier vient d’être lancé pour aider les agriculteurs à se convertir à cette culture aux multiples débouchés. Les premières cultures seront lancées au printemps sur des parcelles pilotes.
Dans le cadre de sa compétence de préservation de la ressource, Eau 17 appuie la structuration de filières agro-écologiques sur ses territoires Re-Sources, notamment à Arnoult-Lucérat, entre Saintes et Rochefort, et à Tout Vent, sur la commune de Landrais, près de Surgères. Après le réengagement de la filière soja début février, le syndicat lance un programme dédié au chanvre. Objectif : permettre aux agriculteurs de cultiver sereinement cette plante, peu gourmande en eau et qui ne nécessite ni pesticides ni excès d’azote.
Historiquement implanté dans le département, puisqu’il servait notamment à la fabrication de cordages à l’époque de la Corderie Royale à Rochefort, le chanvre offre aujourd’hui des débouchés variés. Dans le bâtiment, avec l’isolation ou le béton de chanvre. Dans l’alimentation, via la transformation des graines en huile ou en farine. Mais aussi dans la papeterie, le textile ou encore la plasturgie.
Pour accompagner cette dynamique, huit agriculteurs ont participé en janvier à une première journée de formation à Saintes, avec la Chambre d’Agriculture. Une seconde session s’est tenue mardi dernier à Melleran, dans les Deux-Sèvres, avec la visite de l’unité de transformation Chanvre Mellois. Pour lancer les premières cultures au printemps, sept hectares de semences ont été commandés. Eau 17 propose également une sécurisation de la rémunération et un accompagnement agronomique pour ces parcelles pilotes.
Une visite des parcelles en chanvre exploitées par les agriculteurs Re-Sources est prévue dans le courant de l’été.