Municipales 2026 : j-2 avant le premier tour. Intéressons-nous aujourd’hui aux deux principales villes de la Charente-Maritime. Quels sont les enjeux de cette campagne à La Rochelle et Saintes ? Sept listes s’affrontent dans la première, dont celle du maire sortant. Et cinq dans la seconde, dont celle également du premier magistrat qui est candidat à sa propre succession. Le point sur les forces en présence, avec d’abord un focus sur La Rochelle :
À La Rochelle, 49 sièges sont à pourvoir au conseil municipal, et sept listes sont en lice pour ces élections, avec des projets très diversifiés qui reflètent les enjeux locaux en cette période de renouvellement politique.
Le maire sortant divers gauche Thibaut Guiraud, qui dirige la ville depuis seulement quelques mois, après la démission de Jean-François Fountaine, est candidat à sa propre succession. Sa liste « Générations La Rochelle » mise sur la continuité de la gestion municipale, l’entretien des équipements, la vitalité du centre ville et les mobilités pour conforter La Rochelle comme une métropole attractive.
La liste « La Rochelle unie » conduite par Maryline Simoné (PS, écologistes et partenaires de gauche) mise sur une transition écologique forte, la démocratie locale, le logement abordable, la santé et les services publics pour une ville plus juste et solidaire.
Face à elle, le député Olivier Falorni, avec sa liste « Pour les Rochelaises et les Rochelais », veut concilier solidarité, dynamisme économique et qualité du cadre de vie, en s’appuyant sur son expérience nationale et locale.
Du côté de la branche radicale de la gauche, Véronique Bonnet conduit la liste La Rochelle insoumise et populaire, qui insiste sur la justice sociale, la démocratie participative et la transition écologique rapide.
Côté alternative, Christophe Batcabe, candidat sans étiquette, porte la liste citoyenne « Une vision pour La Rochelle » qui propose un projet centré sur la vie quotidienne, la participation des habitants et une gestion pragmatique des finances.
À l’extrême-droite, Séverine Werbrouck, députée européenne et candidate investie par le Rassemblement national, propose un projet axé sur la sécurité, l’ordre public et la maîtrise des dépenses publiques. Un positionnement inédit qui dénote dans une ville très ancrée à gauche.
Enfin, Antoine Colin, tête de liste pour Lutte Ouvrière, défend une vision orientée vers les droits des travailleurs, l’augmentation des salaires et une réforme du système économique actuel.
Zoom à présent sur la ville de Saintes, actuellement détenue par le centriste Bruno Drapron. Cinq listes s’affrontent au cours de ce scrutin dont celle du maire sortant, avec des projets bien distincts sur les sujets qui comptent pour le quotidien des habitants.
Le maire sortant Bruno Drapron, tête de la liste « L’important, c’est vous », défend la continuité de son action. Au programme : sécurisation des quartiers, dynamisation des commerces, entretien des espaces publics et attractivité du centre ville, tout en valorisant les projets déjà lancés pour les services de proximité.
La liste « Saintes demain » menée par le divers gauche Ludovic Norigeon insiste sur la démocratie participative, le renforcement des services publics, l’urbanisme de qualité, la transition écologique et le soutien à la vie associative.
À gauche également, l’Insoumis Rémy Catrou et sa liste « Saintes solidaire et citoyenne » mettent l’accent sur la solidarité, l’accès au logement, l’éducation populaire, la justice sociale et la protection environnementale.
Sur un positionnement plutôt à droite, Laurent Daviet et sa liste « Saintes au quotidien » entendent faire de la sécurité locale, de la tranquillité publique, de l’amélioration du quotidien et du soutien aux petites entreprises des priorités majeures pour les Saintais.
Enfin, l’ancien maire divers centre Jean Philippe Machon et sa liste « J’aime Saintes » prônent le développement urbain harmonieux, la qualité du cadre de vie, l’offre culturelle et sportive ainsi que la valorisation du patrimoine pour renforcer l’attractivité de la cité.
Dans cette campagne, les débats se déroulent aussi autour de dossiers prioritaires pour la ville comme le logement ou encore la prévention des risques d’inondation qui occupent encore tous les esprits, après la crue de la Charente le mois dernier.

