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Pays Rochefortais Alert’ confirme une nouvelle action en justice

L’association opposée à l’exploitation du nouvel incinérateur d’Echillais ne digère pas l’autorisation accordée mardi par le préfet. Elle a fait savoir ce matin qu’elle va déposer un nouveau recours contentieux au tribunal administratif de Poitiers, mais également une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui auprès du TGI de La Rochelle. On écoute Jean-Claude Deborde, porte-parole de l’association :

Si son action est recevable en justice, l’association espère grâce à un référé-suspension faire cesser le fonctionnement de l’incinérateur d’ici deux mois, en attendant un nouveau jugement dans plus d’un an.

Le maire de Talmont prêt à commencer les travaux de renforcement de la falaise

Stéphane Loth veut démarrer le chantier dès cette année, sans même attendre les subventions demandées depuis 2014. Bien que le montant de l’aide ne soit pas connu à ce jour ni officialisée, trois entreprises spécialisées ont déjà été contactées et un plan de financement a été élaboré sur 5 ans pour un montant global d’1,5 millions d’euros. Stéphane Loth ne peut plus attendre. Il s’explique sur les raisons qui l’ont poussé à anticiper les aides qu’il a demandées au Département et au Conseil régional :

Stéphane Loth mise gros, mais il se dit totalement confiant :

Un combat donc de longue haleine dont le maire de Talmont ne doute pas de voir l’issue, puisque l’étude de la sous-préfecture confirme bien celle demandée il y a trois ans auprès des monuments historiques.

Incinérateur d’Echillais : Mickaël Vallet comprend la décision du préfet

L’incinérateur d’Echillais peut désormais brûler. L’outil à 90 millions d’euros vient de recevoir l’aval du préfet, malgré une décision de justice et une forte opposition. Néanmoins, avec une interdiction majeure concernant le tri mécano-biologique qui devait permettre de produire du compost à partir d’ordures ménagères résiduelles. Le nouvel incinérateur d’Echillais peut donc désormais recevoir les déchets de Rochefort, Royan, Marennes, Oléron et Gémozac. Une décision que comprend le président de la Communauté de communes du bassin de Marennes et maire de Marennes Mickaël Vallet :

Rappelons que si l’exploitation de l’incinérateur a été validée, le nouvel arrêté interdit néanmoins à compter du 1er janvier 2025 la réception d’ordures ménagères provenant de collectivités qui n’auraient pas mis en place la collecte sélective de bio-déchets. Ce qui n’est pour l’heure le cas d’aucune collectivité concernée.
De leur côté, les opposants ne comptent pas en rester là. Ils vont déposer un recours contre le nouvel arrêté préfectoral, et une plainte au tribunal de grande instance de La Rochelle pour mise en danger de la vie d’autrui.