À Surgères, le projet du nouveau Conservatoire de musique Aunis Sud doit être revu et corrigé. Face à l’absence de certaines subventions et à une baisse des aides initialement prévues, les élus de la Communauté de communes ont voté à l’unanimité fin juillet pour la redéfinition du programme prévu dans l’ancienne école de laiterie. La collectivité veut donc revoir sa copie, tout en maintenant un enseignement musical de qualité sur le territoire, sans mettre en péril les finances publiques.
Le projet initial était ambitieux : installer le Conservatoire de musique Aunis Sud dans les locaux de l’ancienne école de laiterie à Surgères. Mais faute de financements suffisants, les élus communautaires ont décidé à l’unanimité le 28 juillet dernier de changer d’approche. Sur les 2,14 millions d’euros de subventions espérés, sur un total de 3,59 millions demandés, seul un peu plus d’un million a finalement été attribué. Et cette enveloppe pourrait encore diminuer avec la perte de la Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux, la DETR.
Poursuivre le projet dans sa forme initiale aurait donc fortement augmenté le reste à charge pour la Communauté de communes Aunis Sud. La collectivité défend ainsi un choix de responsabilité budgétaire, mais assure que cet arbitrage financier ne remet en aucun cas en cause ni le Conservatoire, ni ses élèves, ni ses enseignants. L’objectif étant de maintenir l’offre et l’enseignement musical sur l’ensemble du territoire.
Côté dépenses, 780 000 euros ont déjà été engagés, sur un budget initial global de 4,9 millions d’euros, dont 480 000 euros concernent le foncier et les études. Un investissement qui reste la propriété d’Aunis Sud et qui doit servir de base à la requalification du site.
En outre, après plusieurs intrusions récentes, des travaux de clôture et de sécurisation du bâtiment doivent également être engagés.
La collectivité entend désormais réfléchir à un nouveau projet, plus réaliste, et surtout plus acceptable économiquement.
Une démarche cohérente avec les engagements pris dès le lancement du projet, à savoir que le nouveau conservatoire ne pourrait voir le jour que si les financements étaient suffisamment garantis.