
Une étude clinique inédite est lancée en Charente-Maritime pour mieux comprendre un phénomène encore largement méconnu : l’œdème pulmonaire d’immersion. Pendant près d’un an, des médecins urgentistes, secours, ambulanciers et établissements hospitaliers vont recenser les cas sur le littoral du département. Une recherche menée notamment auprès des pratiquants d’activités nautiques, pour mieux identifier les symptômes, les circonstances de survenue et améliorer la prise en charge de cette pathologie potentiellement grave.
On peut avoir du mal à respirer après une immersion dans l’eau… sans pour autant avoir inhalé de l’eau. C’est le phénomène étudié par une nouvelle recherche clinique lancée en Charente-Maritime : l’œdème pulmonaire d’immersion, ou OPI. Cette pathologie correspond à une accumulation de liquide dans les poumons pendant ou après une immersion. Elle peut provoquer brutalement un essoufflement, de la toux ou encore une sensation d’oppression. Un phénomène qui peut toucher notamment des personnes jeunes et sportives, d’apparence en bonne santé. L’étude, portée par des médecins urgentistes du territoire, se déroule du 15 août 2026 au 15 juillet 2027. L’objectif est de recenser les épisodes évocateurs d’OPI, mieux comprendre les circonstances de leur survenue, identifier d’éventuels facteurs de risque et analyser la prise en charge des patients. Une mobilisation qui associe notamment le SAMU, les sapeurs-pompiers, les secouristes aquatiques, les ambulanciers, les organisateurs d’événements nautiques et les centres hospitaliers du département.
L’objectif, à terme, est de mieux faire reconnaître l’œdème pulmonaire d’immersion sur le terrain, d’adapter sa prise en charge et de mieux informer les pratiquants d’activités nautiques. Les personnes majeures présentant des symptômes compatibles après une immersion pourront se voir proposer de participer à l’étude, sur la base du volontariat.

