La colère lycéenne ne retombe pas. La journée de ce vendredi s’annonce encore tendue en France, après les nombreux incidents, dégradations et actes de violence commis hier. 400 lycées sont fermés ce matin. Près de 2 000 personnes ont été interpellées hier dans tout le pays, dont 15 en Charente-Maritime. 14 ont été placées en garde à vue. 8 policiers ont été blessés. Le mouvement a pris de l’ampleur hier dans le département, avec des rassemblements dans plusieurs villes : La Rochelle, Royan, Saintes, Rochefort, Jonzac, Pons et Surgères.
À La Rochelle, quatre lycées ont été bloqués : Valin, Dautet, Saint-Exupéry et Rompsay. Des feux de poubelles, des dégradations de mobilier urbain et des affrontements avec les forces de l’ordre ont été signalés. Un bus du réseau Yélo a notamment été attaqué à coups de projectiles, entraînant d’importants bris de glace. Les passagers ont été évacués et pris en charge par les secours. Face aux tensions, le réseau de transports en commun de La Rochelle a été interrompu temporairement. Deux véhicules de pompiers ont également été visés.
Des rassemblements ont aussi eu lieu à Saintes et Royan, avec notamment des feux de poubelles au lycée Cordouan.
Des mesures en Charente-Maritime pour prévenir de nouvelles violences. Après les incidents d’hier, le préfet du département Michel Prosic a pris un arrêté interdisant, jusqu’à 20 heures ce soir, le transport et l’usage sans motif légitime d’armes, d’artifices et le port de certains équipements de protection sur la voie publique. À La Rochelle, les lycées Dautet et Saint-Exupéry sont fermés en raison de dégradations. Les rassemblements à proximité des deux établissements sont également interdits ce vendredi. Le représentant de l’État appelle au calme et à la responsabilité, et invite la population à éviter autant que possible les abords des établissements scolaires.

